Paroles de Sciences Sociales

De nombreuses citations de sociologie et d'économie

Résultats de votre recherche de commerce.

David Ricardo

"Le commerce avec l’étranger est très avantageux pour un pays puisqu’il augmente le nombre et la variété des objets auxquels on peut employer son revenu, et qu’en répandant avec abondance les denrées à bon marché, il encourage et favorise l’accumulation des capitaux. (…). Dans un système de parfaite liberté de commerce, chaque pays consacre naturellement son capital et son travail aux emplois qui lui sont le plus avantageux. La recherche de son avantage propre s’accorde admirablement bien avec le bien universel. En stimulant le travail, en récompensant l’esprit d’invention, et en tirant le meilleur parti des facultés particulières de la nature, cette recherche favorise la répartition du travail la plus efficace et la plus économe ; dans le même temps, en augmentant la masse totale des productions, elle répand partout le bien-être, et réunit par le lien de l’intérêt et du commerce réciproque, les nations du monde civilisé en une société universelle. C’est ce principe qui conduit à ce que la France et le Portugal produisent du vin, que l’Amérique et la Pologne cultivent du blé, ou encore que l’Angleterre fabrique des ustensiles et les autres biens manufacturés."

David Ricardo - Des principes de l’économie politique et de l’impôt (1817).

Emile Durkheim

"La division du travail progresse donc d'autant plus qu'il y a plus d'individus qui sont suffisamment en contact pour pouvoir agir et réagir les uns sur les autres. Si nous convenons d'appeler densité dynamique ou morale ce rapprochement et le commerce actif qui en résulte, nous pourrons dire que les progrès de la division du travail sont en raison directe de la densité morale ou dynamique de la société. Mais ce rapprochement moral ne peut produire son effet que si la distance réelle entre les individus a elle-même diminué, de quelque manière que ce soit. La densité morale ne peut donc s'accroître sans que la densité matérielle s'accroisse en même temps, et celle-ci peut servir à mesurer celle-là. Il est, d'ailleurs, inutile de rechercher laquelle des deux a déterminé l'autre ; il suffit de constater qu'elles sont inséparables."

Émile Durkheim - De la division du travail social (1893)

Emile Durkheim

"Du moment que, au sein d'une société politique, un certain nombre d'individus se trouvent avoir en commun des idées, des intérêts, des sentiments, des occupations que le reste de la population ne partage pas avec eux, il est inévitable que, sous l'influence de ces similitudes, ils soient attirés les uns vers les autres, qu'ils se recherchent, entrent en relations, s'associent, et qu'ainsi se forme peu à peu un groupe restreint, ayant sa physionomie spéciale, au sein de la société générale. Mais une fois que le groupe est formé, il s'en dégage une vie morale qui porte naturellement la marque des conditions particulières dans lesquelles elle s'est élaborée. Car il est impossible que des hommes vivent ensemble, soient en commerce fréquent, sans qu'ils prennent le sentiment du tout qu'ils forment par leur union, sans qu'ils s'attachent à ce tout, s'en préoccupent, en tiennent compte dans leur conduite. Or cet attachement à quelque chose qui dépasse l'individu, aux intérêts du groupe auquel il appartient, c'est la source même de toute activité morale."

Émile Durkheim - De la division du travail social, préface de la seconde édition (1893)

Naomi Klein

"Ayant fait partie du mouvement de lutte contre l’accroissement démesuré des pouvoirs du secteur privé qui avait été propulsé sur la scène internationale à Seattle en 1999, je connaissais bien les politiques, hautement favorables aux entreprises, qu’on imposait lors de sommets de l’Organisation mondiale du commerce ou encore comme conditions assorties aux prêts du Fonds monétaire international. Les trois exigences traditionnelles – privatisation, déréglementation et réduction draconienne des dépenses sociales – étaient en général très impopulaires auprès des citoyens, mais, au moment de la signature des accords, on pouvait au moins invoquer comme prétexte le consentement mutuel des gouvernements participant aux négociations et l’existence d’un consensus chez les prétendus experts. Désormais, on imposait le même programme idéologique par les moyens les plus ouvertement coercitifs qui soient : lors d’une occupation militaire étrangère ou encore dans le sillage immédiat d’une immense catastrophe naturelle."

Naomi Klein - La stratégie du choc (2008)

Montesquieu

"Le commerce guérit des préjugés destructeurs; et c'est presque une règle générale, que partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce; et que partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces."

Montesquieu - De l'esprit des lois (1817)

Dani Rodrik

"Aucun pays n'a connu de développement réussi en tournant le dos au commerce international et aux flux de capitaux à long terme (...), mais il est également avéré qu'aucun pays ne s'est développé par le simple fait de s'ouvrir aux échanges et aux investissements internationaux."

Dani Rodrik - One Economics, Many Recipes (2007)

Bernard Gazier

"Dans un certain nombre de pays, la crise se manifeste ainsi : une diminution de moitié pour les grands indicateurs nominaux de la production et du revenu national. Le devenir du commerce international est plus frappant encore : en milliards de dollar-or, la contraction des importations de 75 pays, calculée par les services de la SND, va d'un maximum de 3,04 milliards en 1929 à un minimum de 0,944 milliard en février 1933, soit une baisse de 69%."

Bernard Gazier - La crise de 1929 (1983)

Pierre Bourdieu

"Un des fondements de l’ordre économique et social est le chômage de masse et la menace qu’il fait peser sur tous ceux qui disposent encore d’un travail. (...) Le chômage et le chômeur hantent le travail et le travailleur. Temporaires, vacataires, supplétifs, intermittents, détenteurs de contrats à durée déterminée, intérimaires de l’industrie, du commerce, de l’éducation, du théâtre ou du cinéma, même si d’immenses différences peuvent les séparer des chômeurs et aussi entre eux, vivent dans la peur du chômage et, bien souvent, sous la menace du chantage qu’il permet d’exercer sur eux. La précarité rend possibles de nouvelles stratégies de domination et d’exploitation, fondées sur le chantage au licenciement, qui s’exerce aujourd’hui sur toute la hiérarchie, dans les entreprises privées et même publiques, et qui fait peser sur l’ensemble du monde du travail, et tout spécialement dans les entreprises de production culturelle, une censure écrasante, interdisant la mobilisation et la revendication."

Pierre Bourdieu - Le mouvement des chômeurs, un miracle social (1998)

Pierre Bourdieu

"On m’objectera que collaborer avec les médias, ce n’est pas du tout la même chose que collaborer avec l’ennemi nazi. C’est certain et je ne condamne pas a priori, évidemment, toute forme de collaboration avec les journaux, la radio, la télévision. Mais du point de vue des facteurs qui inclinent à la collaboration, entendue comme soumission sans conditions à des contraintes destructrices des normes des champs autonomes, la correspondance est frappante. Si les champs scientifiques, politiques, littéraires sont menacés par l’emprise des médias, c’est qu’il y a à l’intérieur de ces champs, des gens hétéronomes, peu consacrés du point de vue des valeurs spécifiques du champ, ou, pour employer le langage ordinaire, des « ratés » ou en voie de le devenir, qui ont intérêt à l’hétéronomie, qui ont intérêt à aller chercher au dehors des consécrations (rapides, précoces, prématurées ou éphémères) qu’ils n’ont pas obtenues à l’intérieur du champ et qui, en outre, seront très bien vus par les journalistes parce qu’ils ne leur font pas peur (à la différence des auteurs plus autonomes) et qu’ils sont prêts à passer par leurs exigences. S’il me parait indispensable de combattre les intellectuels hétéronomes, c’est qu’ils sont le cheval de Troie à travers lequel l’hétéronomie, c'est-à-dire les lois du commerce, de l’économie, s’introduit dans le champ."

Pierre Bourdieu - Sur la télévision (1996)

Pierre Bourdieu

"La "globalization" économique n'est pas un effet mécanique des lois de la technique ou de l'économie, mais le produit d'une politique mise en œuvre par un ensemble d'agents et d'institutions et le résultat de l'application de règles délibérément créées à des fins spécifiques, à savoir la libéralisation du commerce (trade liberalization), c'est-à-dire l'élimination de toutes les régulations nationales qui freinent les entreprises et leurs investissements. Autrement dit, le "marché mondial" est une création politique (comme l'avait été le marché national), le produit d'une politique plus ou moins consciemment concertée. Et cette politique, comme à son échelle celle qui avait conduit à la naissance des marchés nationaux, a pour effet (et peut-être aussi pour fin, au moins chez les plus lucides et les plus cyniques des défenseurs du néo-libéralisme), de créer les conditions de la domination en confrontant brutalement des agents et des entreprises jusque là enfermés dans les limites nationales à la concurrence de forces productives et de modes de production plus efficients et plus puissants."

Pierre Bourdieu - Unifier pour mieux dominer (2000)

Daniel Cohen

"L’erreur de raisonnement qui consiste à partir de la mondialisation pour comprendre la crise actuelle porte aussi manifestement le risque, en fait le plus grave, d’alimenter la montée d’un nouveau protectionnisme qui briserait les attentes des pays pauvres. Pour ces pays, le commerce mondial n’est pas une figure de rhétorique : c’est la promesse que soit annulé ce qui apparaîtra peut-être comme une parenthèse de l’histoire de l’humanité : deux siècles au cours desquels les nations du monde ont laissé se creuser des écarts de prospérité et de puissance sans aucun précèdent dans l’histoire du monde. Le « grand espoir du XXIe siècle » pourrait être d’abord qu’il permette de resserrer les inégalités entre les nations : on a vu que c’était un espoir raisonnable. Il est aussi de souhaiter que les nations occidentales réapprennent à penser le politique, à l’heure où l’économique cesse de fortifier le lien social. Il est hélas plus difficile en ce domaine de professer l’optimisme."

Daniel Cohen - Richesse du monde Pauvreté des nations (1997)

Rudiger Dornbusch

"Le commerce des marchandises n’est peut être que la moindre des choses dont bénéficie une société ouverte. L’échange direct des idées, des méthodes, l’émulation d’une réussite ailleurs peuvent jouer un rôle tout aussi capital."

Rudiger Dornbusch

Joseph Stiglitz

"Les politiques et les économistes qui promettent que la libéralisation du commerce va améliorer le sort de tous sont des imposteurs."

Joseph Stiglitz - Un autre monde

Milton Friedman

"Un système de taux de change flexibles ou flottants - de taux de change librement déterminés sur un marché libre, essentiellement par le biais de transactions privées, et comme tout autre prix de marché, à même de varier au jour le jour - est absolument essentiel à l'accom­plissement de notre objectif économique fondamental, l'émergence et l'instauration durable d'une communauté mondiale libre et prospère, pratiquant un commerce multilatéral sans restrictions. Il n'existe pas de secteur de la politique économique internationale dans lequel le système de taux de change fixe ne crée pas de difficultés sérieuses et inutiles."

Milton Friedman - Journal of Political economy

Friedrich List

"Certaines nations, favorisées par les circonstances, ont devancé les autres dans les manufactures, le commerce et la navigation. Elles ont eu très tôt conscience que les progrès qu’elles avaient accomplis constituaient le moyen le plus efficace d’acquérir et de conserver la suprématie politique. Elles ont adopté et conservent aujourd’hui des mesures calculées pour monopoliser les manufactures et le commerce et pour entraver le progrès des nations retardataires."

Friedrich List - Système national d’économie politique

Friedrich List

"Le système douanier, envisagé comme moyen d'aider au développement économique de la nation, en réglant son commerce exterieur, doit constamment prendre pour règle le principe de l'éducation industrielle du pays."

Friedrich List - Système national d’économie politique

John Stuart Mill

"Tout commerce, soit entre les nations, soit entre les individus, est un échange de marchandises dans lequel les objets que chacun offre constituent ses moyens de payer ce qu'il demande : les marchandises offertes par l'un forment sa demande pour celles qui sont apportées par l'autre, et réciproquement."

John Stuart Mill - Les principes d'économie politique

Clément Juglar

"Les crises, comme les maladies, paraissent une des conditions de l'existence des sociétés où le commerce et l'industrie dominent. On peut les prévoir, les adoucir, s'en préserver jusqu'à un certain point, faciliter la reprise des affaires ; mais les supprimer, c'est ce qui jusqu'ici, malgré les combinaisons les plus diverses, n'a été donné à personne."

Clément Juglar - Des Crises commerciales et leur retour periodique en France, en Angleterre, et aux Etats-Unis

Richard Cantillon

"Les Hommes se multiplient comme des Souris dans une grange, s'ils ont le moyen de subsister sans limitation."

Richard Cantillon - Essai sur le commerce en général

John Law

"La monnaie est dans l'Etat ce que le sang est au corps humain : sans l'un, on ne saurait vivre, sans l'autre, on ne saurait agir."

John Law - Considérations sur le numéraire et le commerce

Karl Polanyi

"L'alternance de la pénurie et de la surabondance de monnaie se révélerait aussi désastreuse pour le commerce que les inondations et les périodes de sécheresse l'ont été pour la société primitive."

Karl Polanyi - La grande transformation

Karl Marx et Friedrich Engels

"La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l'homme féodal à ses "supérieurs naturels", elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du "paiement au comptant". Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale. La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent."

Karl Marx et Friedrich Engels - Le manifeste du parti communiste

Etienne de Condillac

"On ne pourrait jamais sans injustice priver le fabricant de son bénéfice ni l'ouvrier de son salaire."

Etienne de Condillac - Le commerce et le gouvernement considérés relativement l'un à l'autre

Etienne de Condillac

"Nous attribuons une valeur aux choses car elles nous sont utiles. En outre, si nous craignons de ne pouvoir les obtenir, nous les apprécions davantage."

Etienne de Condillac - Le commerce et le gouvernement considérés relativement l'un à l'autre

Saint Thomas d'Aquin

"Si on se livre au commerce en vue de l'utilité publique, si on veut que les choses nécessaires à l'existence ne manquent pas dans le pays, le lucre, au lieu d'être visé comme une fin, est seulement réclamé comme rémunération du travail."

Saint Thomas d'Aquin - Somme Théologique

Henri Mendras

"Les groupes ouvriers et employés sont très proches les uns des autres, c’est à peine si les employés du commerce ont un revenu supérieur à celui des employés de l’industrie, bien que leurs diplômes soient légèrement inférieurs : toutes ces catégories peuvent être regroupées en un ensemble qu’on appellera constellation populaire.(...) Les cadres, les enseignants et les ingénieurs sont plus dispersés que les groupes populaires mais assez proches les uns des autres quant au diplôme : ils forment une constellation centrale."

Henri Mendras - La seconde révolution française : 1965-1984

Thomas Hobbes

"Et c'est pourquoi il appartient à la République (c'est-à-dire au seul souverain) d'agréer ou de refuser d'agréer à la fois les endroits de commerce à l'étranger et ce qui en est l'objet."

Thomas Hobbes - Le léviathan

Thomas Hobbes

"Tout comme pour la distribution des terres dans le pays, il appartient au souverain de fixer les endroits où les sujets feront du commerce, à l'étranger, et les biens qui seront concernés."

Thomas Hobbes - Le léviathan

Alfred Marshall

"Tout accroissement de la population a pour effet d'améliorer l'organisation du commerce et de l'industrie et donc il peut se faire qu'un accroissement de la population entraîne une augmentation plus que proportionnelle de la quantité des moyens de subsistances."

Alfred Marshall - Principes d'économie politique

Adam Smith

"Quand les capitaux de beaucoup de commerçants sont versés dans un même genre de commerce, leur concurrence mutuelle tend naturellement à en faire baisser les profits, et quand les capitaux se sont pareillement grossis dans tous les différents commerces établis de la société, la même concurrence doit produire le même effet sur tous."

Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations

Adam Smith

"Toute nouvelle loi ou règlement de commerce vient d’un ordre d’hommes dont l’intérêt n’est jamais exactement le même que celui du public et qui, dans bien des occasions, n’a pas manqué de le tromper et de l’opprimer."

Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations

Paul Krugman

"La nouvelle théorie du commerce international affirme que les échanges sont dans une large mesure tirés par les économies d’échelles plutôt que par les avantages comparatifs et que les marchés internationaux sont normalement en situation de concurrence imparfaite."

Paul Krugman - Pop internationalism

David Ricardo

"Dans un système de parfaite liberté du commerce, chaque pays consacre habituellement son capital et son travail aux emplois qui lui sont les plus avantageux. La recherche de son avantage propre s'accorde admirablement avec le bien universel."

David Ricardo - Principes d'économie politique

Adam Smith

"Quels que soient les pays entre lesquels s'établit le commerce, il procure à chacun de ces pays deux avantages distincts. Il emporte ce superflu du produit de leur terre et de leur travail pour lequel il n'y a pas de demande chez eux, et à la place, il rapporte en retour quelque autre chose qui y est demandé. Il donne une valeur à ce qui leur est inutile, en l'échangeant contre quelque autre chose qui peut satisfaire une partie de leurs besoins ou ajouter à leurs jouissances.(...) En ouvrant un marché plus étendu pour tout le produit du travail qui excède la consommation intérieure, il encourage la société a perfectionner le travail, à en augmenter la puissance productive, à en grossir le produit annuel, et à multiplier par là les richesses et le revenu national."

Adam Smith - Recherches sur la nature et les causes de la richesses des nations

Adam Smith

"Le commerce, qui devait naturellement être un trait d’union, un lien d’amitié, entre les nations, entre les individus, est devenu la cause qui produit plus de discordes et d’animosité. L’ambition capricieuse des rois et des ministres n’a pas été, durant ce siècle et le précédent, plus fatale a la tranquillité de l’Europe que la jalousie mal placée des marchands et des fabricants. La violence et l’injustice de ceux qui gouvernent les hommes sont des maux anciens, auxquels, j’en ai peur, la nature des affaires humaines ne permet guère d’envisager un remède. Mais la rapacité médiocre, l’esprit de monopole des marchands et des fabricants, qui ne gouvernent pas et ne devraient pas gouverner les hommes, s’ils ne peuvent sans doute être corrigés, peuvent être très facilement empêchés de troubler la tranquillité des hommes, sinon la leur."

Adam Smith - Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations