David Ricardo
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"Le commerce avec l’étranger est très avantageux pour un pays puisqu’il augmente le nombre et la variété des objets auxquels on peut employer son revenu, et qu’en répandant avec abondance les denrées à bon marché, il encourage et favorise l’accumulation des capitaux. (…). Dans un système de parfaite liberté de commerce, chaque pays consacre naturellement son capital et son travail aux emplois qui lui sont le plus avantageux. La recherche de son avantage propre s’accorde admirablement bien avec le bien universel. En stimulant le travail, en récompensant l’esprit d’invention, et en tirant le meilleur parti des facultés particulières de la nature, cette recherche favorise la répartition du travail la plus efficace et la plus économe ; dans le même temps, en augmentant la masse totale des productions, elle répand partout le bien-être, et réunit par le lien de l’intérêt et du commerce réciproque, les nations du monde civilisé en une société universelle. C’est ce principe qui conduit à ce que la France et le Portugal produisent du vin, que l’Amérique et la Pologne cultivent du blé, ou encore que l’Angleterre fabrique des ustensiles et les autres biens manufacturés."
David Ricardo - Des principes de l’économie politique et de l’impôt (1817).