Résultats de votre recherche de prix.
Posté dans Divers Economie
"La splendeur, la richesse, le bonheur de vivre se rassemblent au centre de l'économie-monde, en son cœur. C'est là que le soleil de l'histoire fait briller les plus vives couleurs, là que se manifestent les hauts prix, les hauts salaires, la banque, les marchandises « royales », les industries profitables, les agricultures capitalistes ; là que se situent le point de départ et le point d’arrivée des longs trafics, l’afflux des métaux précieux, des monnaies fortes et des titres de crédit."
Fernand Braudel - La dynamique du capitalisme (1985)
Posté dans Divers Economie
"On a fini par croire, à tort ou à raison, que les échanges ont, en eux-mêmes, un rôle décisif, équilibrant, qu'ils égalisent par la concurrence les dénivellations, ajustent l'offre et la demande, que le marché est un dieu caché et bénévole, la "main invisible" d'Adam Smith, le marché autorégulateur du XIXe siècle, la clef de voûte de l'économie, si l'on s'en tient au laissez faire, laissez passer. Il y a là une part de vérité, une part de mauvaise foi, mais aussi d'illusion. Peut-on oublier combien de fois le marché a été tourné ou faussé, le prix arbitrairement fixé par les monopoles, de fait ou de droit ? Et surtout, en admettant les vertus concurrentielles du marché (« le premier ordinateur au service des hommes »), il importe de signaler au moins que le marché, entre production et consommation, n'est qu'une liaison imparfaite, ne serait-ce que dans la mesure où elle reste partielle. Soulignons ce dernier mot : partielle. En fait, je crois aux vertus et à l'importance d'une économie de marché, mais je ne crois pas à son règne exclusif."
Fernand Braudel - La dynamique du capitalisme (1985)
Posté dans Divers Sociologie
"Au fond, tout problème social est un problème statistique. La fréquence du fait, le nombre des individus participants, la répétition au long du temps, l'importance absolue et relative des actes et de leurs effets par rapport au reste de la vie, etc., tout est mesurable et devrait être compté. L'assistance au théâtre ou au jeu, le nombre des éditions d'un livre instruisent sur le prix attaché à une oeuvre ou à un sport beaucoup mieux que des pages et des pages de moralistes ou de critiques. La force d'une Église se mesure au nombre et à la richesse de ses temples, au nombre de ses croyants et à la grandeur de leurs sacrifices, et, s'il faut aussi toujours considérer les impondérables en elle, ne considérer que la foi et la théologie est une non moins grave erreur que de les oublier. Manié avec prudence et intelligence le procédé statistique est non seulement le moyen de mesurer mais le moyen d'analyser tout fait social, parce qu'il force à apercevoir le groupe agissant."
Marcel Mauss - Division concrète de la sociologie (1927)
Posté dans Divers Sociologie
"Mais les explications que l'on trouve encore aujourd'hui dans certaines doctrines sociologiques ne diffèrent pas beaucoup des précédentes, sauf peut-être en apparence. Sous prétexte que la société n'est formée que d'individus, c'est dans la nature de l'individu qu'on va chercher les causes déterminantes par lesquelles on essaie d'expliquer les faits sociaux. Par exemple Spencer et Tarde procèdent de cette façon. Spencer a consacré presque tout le premier volume de sa Sociologie à l'étude de l'homme primitif physique, émotionnel et intellectuel; c'est par les propriétés de cette nature primitive qu'il explique les institutions sociales observées chez les peuples les plus anciens ou les plus sauvages, institutions qui se transforment ensuite au cours de l'histoire, suivant des lois d'évolution très générales. Tarde voit dans les lois de l'imitation les principes suprêmes de la sociologie : les phénomènes sociaux sont des modes d'action le plus souvent utiles, inventés par certains individus et imités par tous les autres. On retrouve le même procédé d'explication dans certaines sciences spéciales qui sont ou devraient être sociologiques. C'est ainsi que les économistes classiques trouvent, dans la nature individuelle de l'homo oeconomicus, les principes d'une explication suffisante de tous les faits économiques : l'homme cherchant toujours le plus grand avantage au prix de la plus petite peine, les relations économiques devaient nécessairement être telles et telles."
Paul Fauconnet et Marcel Mauss - La sociologie : objet et méthode, in La Grande Encyclopédie (1901)
Posté dans Travail et Emploi
"La France est engagée dans une dynamique de montée en puissance de différents types d'activités en deçà de l'emploi. Ces formes de sous-emploi sont généralement peu attractives et elles n'assurent pas les conditions de base nécessaires pour mener une vie décente. On conçoit donc que des pressions doivent s'exercer pour faire accepter ces formes de travail : il faut absolument que tu travailles pour échapper au mépris attaché au mauvais pauvre. C'est finalement sur un chantage d'ordre moral autant que sur un raisonnement économique que repose l'orchestration actuelle de l'inconditionnalité de la valeur travail par les autorités qui nous gouvernent. Il faut continuer à défendre la valeur travail, parce que l'on n'a pas encore trouvé d'alternative consistante au travail pour assurer l'indépendance économique et la reconnaissance sociale dans une société moderne. Mais aussi rappeler qu'il y a travail et travail. Le travail est essentiel en tant que support de l'identité de la personne à travers les ressources économiques et les droits sociaux auxquels il donne accès. Au contraire, l'institution de formes dégradées d'emploi au nom de l'exigence de travailler à tout prix et à n'importe quel prix conduit aussi à la dégradation du statut de travailleur et, finalement, de la qualité de citoyen."
Robert Castel - Travailler plus, pour gagner quoi ?, in Le Monde (8 juillet 2008)
Posté dans Contrôle social et Déviance
"Les forces concurrentielles que le fordisme avait travaillé à neutraliser, le néolibéralisme les libère avec pour article de foi que la crise avait pour origine leur entrave et que leur restauration constitue l’évidente solution du problème. Toutes choses égales par ailleurs, le retour aux formes pures et dures de la concurrence, et la promotion des tendances les plus agonistiques de la vie économique opèrent de fait une démétaphorisation relative de la violence économique et une régression symbolique qui revalorise les comportements les plus agressifs, transfigurés en dynamisme créateur et légitime désir de vaincre. Jamais comme depuis ces dernières décennies le discours économique, sous l’emprise du néolibéralisme, n’aura été si près des archétypes les plus caricaturaux du darwinisme social, et c’est toute la société, par une infinité de canaux et un travail symbolique capillaire envahissant, qui ne cesse de véhiculer ces messages, même plus subliminaux, du « tuer pour ne pas être tué », de la « saine » agressivité, de la victoire à tout prix – y compris celui de la ruine des autres –, et de la brutalité légitime des luttes pour le succès. Comme toujours l’exemple vient d’en haut et les grands du capital n’en finissent pas de donner le spectacle de la prédation – OPA hostiles, débarquements sauvages, raids financiers, démantèlements sans pitié, conquêtes par la force. Le retour sur scène de l’idéologème de la concurrence, élément central du dispositif discursif néolibéral, avec tout ce qu’il emporte de glorification des « meilleurs » et de stigmatisation des « perdants », avec ses maximes de la réalisation de soi par l’écrasement d’autrui, travaille en profondeur le corps social au sein duquel il diffuse de nouvelles valeurs de l’action et de l’accomplissement, et ce n’est probablement pas un hasard si cette période de restauration néolibérale correspond également à une époque d’intense promotion du sport de compétition et de sa professionnalisation accrue. (...) S’il faut mettre en corrélation ces promotions parallèles de la concurrence dans le champ économique et de la compétition dans le champ sportif, c’est donc pour mieux souligner une tendance générale de démétaphorisation de la violence, les pratiques économiques s’indexant sur les pratiques sportives dans un mouvement de retour vers le physique, c’est-à-dire d’involution en direction de la violence brute. Le néolibéralisme n’est donc pas étranger à la remontée du niveau général de la violence dans la société qui a fortement partie liée avec la revitalisation des valeurs de la concurrence. C’est peut-être là le paradoxe le plus inavouable du néolibéralisme que les comportements délinquants, stigmatisés comme des aberrations à éradiquer, dérivent en fait pour une large part d’un corpus de valeurs que le néolibéralisme lui-même ne cesse de promouvoir. Aux valeurs de l’agressivité compétitive et à son encouragement à la domination dans la concurrence des luttes interpersonnelles, il faudrait également ajouter tous les messages « positifs » d’invitation à l’enrichissement, à l’acquisition et à la consommation pour reconnaître les mobiles les plus caractéristiques des passages à l’acte délinquant… et s’apercevoir qu’ils sont fondamentalement les mêmes que ceux dont se revendique l’homme moderne néolibéral. Le sauvageon, figure idéale de stigmatisation, vole pour acquérir, deale pour s’enrichir et accéder à la consommation ostentatoire, violente pour réaffirmer sa domination dans les luttes de gangs… mais, dans les formes différentes et plus symbolisées auxquelles il a accès, le cadre supérieur ne fait pas autre chose : il est cupide et cherche l’enrichissement, sa consommation est orientée par l’intention de signaler son statut social, il est sans pitié dans les luttes d’organisation qui ont pour enjeu la progression hiérarchique et l’affirmation de son pouvoir."
Frédéric Lordon - Violences néolibérales, in Mouvements n°23 (2002)
Posté dans Monnaie
"Après avoir observé durant un demi-siècle de nombreuses bulles de prix se développer et éclater, je suis arrivé à regret à la conclusion que les bulles ne peuvent être désamorcées sans danger par une politique monétaire ou par d’autres initiatives avant que la fièvre spéculative ne s’éteigne d’elle-même. Il est clair qu’il y avait très peu que les banques centrales des différents pays auraient pu faire pour tempérer la manifestation la plus récente de cette disposition humaine à l’euphorie, rappelant d’ailleurs par certains aspects la tulipomanie en Hollande au XVIIème siècle ou la bulle des Mers du Sud au XVIIIème en Angleterre."
Alan Greenspan - The Roots of the Mortgage Crisis,in The Wall Street Journal (12 décembre 2007)
Posté dans Divers Economie
"Les théories de Milton Friedman lui ont valu le prix Nobel ; pour les Chiliens, ç'a été Pinochet."
Eduardo Galeano - Jours et nuits d'amour et de guerre (1987)
Posté dans Divers Economie
"Il y a trois types principaux de coût de production : les frais de personnel, les entrants matériels ainsi que les impôts et les charges. Chacun de ces coûts, ou paquets de coûts, représente bien un ensemble complexe, mais on peut démontrer que, en moyenne, la part de chacun d'eux, a augmenté avec le temps dans les prix de vente potentiels, et qu'il en résulte par conséquent aujourd'hui une pression mondiale à la baisse sur les taux de profit qui met en danger la capacité d'accumulation du capital à un taux significatif. C'est en train de saper à la base la raison d'être du capitalisme et le conduit à la crise structurelle dans laquelle nous nous trouvons pris."
Immanuel Wallerstein - L'universalisme européen (2006)
Posté dans Divers Economie
"Ce qui fait l'originalité du retournement cyclique de 1929, c'est qu'il survient dans un contexte de baisse internationale des prix, amorcée dès 1925-1926 pour la plupart des pays. Déflationniste dans ses antécédents, la crise des années 30 est sévèrement déflationniste dans son déroulement, si l'on entend déflation au sens large de contraction des grandeurs nominales d'une économie : restrictions monétaires et financières, baisses des prix et des revenus, recul de l'activité elle-même. En dépit des distorsions et de quelques paliers globaux, la baisse a suffisamment frappée les contemporains pour justifier la phrase de Schumpeter souvent citée : "Les gens sentaient le sol se dérober sous leurs pieds." Cette déflation généralisée semble spécifique dans l'histoire du capitalisme."
Bernard Gazier - La crise de 1929 (1983)
Posté dans Stratification sociale
"L'augmentation générale de la demande d'enseignement a pour effet que l'individu doit, d'une période à l'autre, payer un prix, mesuré en temps de scolarité, plus élevé, pour un bien (espérances sociales) de valeur constante. Or il est clair que l'allongement de la scolarité auquel aboutit la logique de l'agrégation des volontés individuelles ne peut être indéfini, mais conduit au-delà d'un certain seuil à des tensions de plus en plus intolérables."
Raymond Boudon - L'inégalité des chances (1973)
Posté dans Divers Economie
"Il faut déréglementer, privatiser, réduire et simplifier les programmes de sécurité sociale, diminuer la protection contre le chômage, supprimer le programme de subventions aux logements et le contrôle des loyers, abolir le contrôle des prix et de la production dans l’agriculture, réduire le pouvoir syndical."
Friedrich Von Hayek - Constitution de la liberté (1960)
Posté dans Stratification sociale
"La concurrence par les diplômes a, pour parler comme les théoriciens des jeux, la structure d'un dilemme du prisonnier généralisé. Elle fait que chacun acquiert son statut socio-professionnel à un prix plus élevé en terme d'investissement scolaire. Rien ne garantit que ce prix ne soit pas trop élevé. Et il est difficile de déterminer si le jeu est bénéfique ou non du point de vue collectif."
Raymond Boudon - L'inégalité des chances (1973)
Posté dans Divers Sociologie
"Cette conception discrètement militante de la sociologie a même fini par coller si étroitement à son image qu’une expression comme « les explications sociologiques de la délinquance » désigne normalement, pour le public, les théories qui font de la délinquance un pur effet du milieu social, exonérant le délinquant de toute responsabilité. De telles théories sont à juste titre jugées inacceptables par le public : le sociologue respectueux du réel n’a aucune peine à comprendre cette réaction, car il relève immédiatement que, nonobstant la corrélation entre conditions de vie et/ou origines sociales et délinquance, sur 100 personnes élevées dans les conditions les plus « criminogènes » possibles, seule une toute petite minorité se rend coupable d’exactions. De même, les « explications sociologiques de l’échec scolaire » sont perçues comme celles qui veulent que ledit échec soit dû exclusivement à l’institution scolaire et à « la société » ou, en termes plus pesants, aux « structures sociales » ; qu’il soit par suite injuste et inacceptable, et qu’en conséquence l’objectif premier de toute politique scolaire soit, moins d’équiper le futur citoyen de savoirs et de savoir-faire à partir desquels il puisse construire un projet professionnel viable, que d’assurer l’« égalité des chances » à tout prix : en allongeant indéfiniment le tronc commun, en supprimant toute évaluation réelle, en poussant l’ensemble de la population scolaire vers un enseignement général de plus en plus vidé de substance, en cherchant à faire de l’école un « lieu de vie ». Ce type de théorie a produit des effets calamiteux : progrès de l’illettrisme, marginalisation socio-professionnelle d’une proportion significative des adolescents, violence scolaire, etc. Ces effets sont devenus si évidents qu’on ne peut désormais plus les dissimuler."
Raymond Boudon - A quoi sert la sociologie (2002)
Posté dans Divers Sociologie
"En fait, la force de l'idéologie néo-libérale, c'est quelle repose sur une sorte de néo-darwinisme social : ce sont « les meilleurs et les plus brillants », comme on dit à Harvard, qui triomphent (Becker, prix Nobel d'économie, a développé l'idée que le darwinisme est le fondement de l'aptitude au calcul rationnel qu'il prête aux agents économiques). Derrière la vision mondialiste de l'internationale des dominants, il y a une philosophie de la compétence selon laquelle ce sont les plus compétents qui gouvernent, et qui ont du travail, ce qui implique que ceux qui dont pas de travail ne sont pas compétents. Il y a les winners et les losers, il y a la noblesse, ce que j'appelle la noblesse d'État, c'est-à-dire ces gens qui ont toutes les propriétés d'une noblesse au sens médiéval du terme et qui doivent leur autorité à l'éducation, c'est-à-dire, selon eux, à l'intelligence, conçue comme un don du Ciel, dont nous savons qu'en réalité elle est distribuée par la société, les inégalités d'intelligence étant des inégalités sociales. L'idéologie de la compétence convient très bien pour justifier une opposition qui ressemble un peu à celle des maîtres et des esclaves : avec d'un côté des citoyens à part entière qui ont des capacités et des activités très rares et surpayées, qui sont en mesure de choisir leur employeur (alors que les autres sont choisis par leur employeur, dans le meilleur des cas), qui sont en mesure d'obtenir de très hauts revenus sur le marché du travail international, qui sont sur-occupés, hommes et femmes (...), et puis, de l'autre côté, une masse de gens voués aux emplois précaires ou au chômage. Max Weber disait que les dominants ont toujours besoin d'une « théodicée de leurs privilèges », ou, mieux, d'une sociodicée, c'est-à-dire d'une justification théorique du fait qu'ils sont privilégiés. La compétence est aujourd'hui au cœur de cette sociodicée, qui est acceptée, évidemment, par les dominants — c'est leur intérêt — mais aussi par les autres. Dans la misère des exclus du travail, dans la misère des chômeurs de longue durée, il y a quelque chose de plus que dans le passé. L'idéologie anglo-saxonne, toujours un peu prédicatrice, distinguait les pauvres immoraux et les deserving poor — les pauvres méritants — dignes de la charité. À cette justification éthique est venue s'ajouter ou se substituer une justification intellectuelle. Les pauvres ne sont pas seulement immoraux, alcooliques, corrompus, ils sont stupides, inintelligents."
Pierre Bourdieu - Le mythe de la "mondialisation" et l'Etat social européen (1996)"
Posté dans Economie de marché
"Fixez les prix, et les problèmes se multiplieront ; laissez les prix se déterminer d’eux-mêmes, et les problèmes disparaîtront comme par enchantement."
Milton Friedman - Inflation et systèmes monétaires (1976)
Posté dans Travail et Emploi
"La théorie prédominante s'appuie sur l'idée que prix et quantité s'établissent par l'interaction de l'offre et de la demande dans des marchés concurrentiels libres. Cette idée, et nulle autre, qui est au coeur de la pensée économique, est la source des errements qui font que les économistes ont presque toujours tort. La présentation des concepts de l'offre et de la demande comme principes explicatifs universels date de plus d'un siècle (ce n'était pas le cas pour Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Karl Marx ou John Stuart Mill). Les principaux protagonistes en sont Alfred Marshall, pour la tradition anglo-saxonne, et sans aucun doute Leon Walras en Europe continentale. Au XXe siècle, de grands économistes, tels Keynes, Joseph Schumpeter et John Kenneth Galbraith, ont tenté de briser le pouvoir de ces notions dans l'imaginaire de la profession économique. En vain. Une approche de l'offre et de la demande sur le marché du travail sous-entend que le plein-emploi ne peut être réconcilié avec des prix stables, que l'évolution technologique entraîne l'inégalité des revenus et que l'augmentation du salaire minimum provoque obligatoirement le chômage. Dans tous les cas, l'erreur théorique fondamentale est essentiellement la même : la réification d'une courbe d'offre pour laquelle il n'existe aucun fondement empirique. Autrement dit, il s'agit de laisser une métaphore, dont l'idée est née en observant les marchés aux poissons, expliquer une institution humaine intrinsèquement différente."
James Galbraith - Comment les économistes se sont trompés (2000)
Posté dans Divers Economie
""L'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire" Ce célèbre dicton est l'idée la plus célèbre associée au travail de Milton Friedman. Cette formule fut, brièvement, au début des années 80, la ligne directrice de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis. Son architecte, et nombre de ses étudiants, ont gagné le prix Nobel. Mais, en pratique, le monétarisme a été complètement et silencieusement abandonné. Depuis plusieurs années, la quantité de monnaie en circulation (notamment M2) connaît une croissance rapide, sans conséquence inflationniste. Aujourd'hui, le monétarisme, en tant que tel, est devenu lettre morte. La question monétariste n'a pas été abordée une seule fois lors de la dernière réunion de l'association des économistes américains (AEA), et pas un seul universitaire monétariste d'envergure n'est apparu depuis des années. Et pourtant, le seul et unique mot d'ordre du mouvement monétariste demeure intact. Il y a trente ans, les monétaristes friedmaniens ont liquidé toutes les théories alternatives sur l'inflation. Les notions d'inflation par les coûts et de spirales prix-salaires, sur lesquelles les stratégies anti-inflationnistes des années 60 reposaient, ont disparu. Dorénavant, il n'existe aucune autre solution pour lutter contre l'inflation que des taux d'intérêt élevés, la récession et le chômage. Ce sont des mesures draconiennes, des mesures brutales, pour lesquelles nous devons remercier les monétaristes."
James Galbraith - Comment les économistes se sont trompés (2000)
Posté dans Travail et Emploi
"Les capacités des salariés sont mobilisés par la contrainte, au prix exorbitant du chômage et de la précarité sociale. Pourtant, nous avons vu que la menace ou l'appétit du gain sont loin d'être les seules sources possibles de la productivité. Des ressources insoupçonnées de bonne volonté peuvent être mobilisées au service de la communauté à condition que les individus s'y identifient."
Thomas Coutrot - Critique de l'organisation du travail (1999)
Posté dans Stratification sociale
"Notre point de vue consistait donc à analyser l'école à la lumière des transformations du marché de l'emploi et du marché du travail de manière à mettre au jour son rôle dans la rupture entre les générations ouvrières. Seule la prise en compte de ce qui se passe alors à l'usine et sur le marché du travail permet de bien comprendre ce que j'appelle une "réinterprétation" de l'objectif des "80% au bac" par les familles populaires, en tout cas lors de cette période de notre enquête (1988-1996). Permettre aux enfants de "continuer" au lycée, d'avoir le bac, était perçu par beaucoup de parents comme un moyen d'échapper au destin de "précaires" et de s'arracher à la condition ouvrière. D'où l'évitement à tout prix du lycée professionnel."
Stéphane Beaud - 80 % au bac... Et après? (2002)
Posté dans Travail et Emploi
"On a dans une première phase instrumentalisé le chômage pour combattre l’inflation. Chaque "banquier central" de la planète sait que, dès qu’il augmente les taux d’intérêts, il met au chômage une partie des catégories les plus vulnérables de la population. Non seulement il le sait, mais c’est précisément pour ça qu’il le fait. Pourquoi augmente-t-on les taux d’intérêts ? Parce qu’on est persuadé que la demande est trop forte et que les entreprises produisant à pleine capacité ne pourraient la satisfaire qu’en augmentant leurs prix. La douche froide des taux d’intérêts réduit ainsi la demande et incite les entreprises à licencier."
Jean-Paul Fitoussi - La politique de l'impuissance (2005)
Posté dans Divers Sociologie
"On pense que dévoiler c’est dénoncer et un des problèmes c’est qu’effectivement, les choses que la sociologie dévoile sont soit implicites soit refoulées et le simple fait de les dévoiler a un effet de dénonciation. En outre ceux qui lisent ou entendent parler de ce qui est dévoilé se sentent atteints dans des choses très profondes qu’ils ne veulent pas savoir. Du coup, ils prêtent au sociologue une intention de dénonciation. (…) Cela dit en quoi consiste ce travail de dévoilement : mettre au jour – c’était une des intentions traditionnelles de la philosophie- des choses que d’une certaine manière tout le monde sait, mais qui se situent à un niveau de profondeur où on ne va plus chercher. (…) Je pense que le sociologue est quelqu’un qui, au prix d’un travail d’enquête, d’interrogation, en utilisant des moyens, des techniques modernes, accouche les autres de quelque chose qu’ils savent sans savoir."
Pierre Bourdieu - Si le monde social m’est supportable c’est que je peux m’indigner (2001)
Posté dans Economie de marché
"Quand il analyse ces stratégies d'affaires d'un point de vue instantané, l'économiste ou le fonctionnaire-enquêteur observe des politiques de prix qui lui semblent
abusives et des restrictions de production qu'il assimile à un refus d'exploiter toutes les possibilités de vente. Mais il ne voit pas que les agissements de cette nature
constituent, au milieu de « l'ouragan perpétuel », de simples incidents, souvent inévitables, qui encouragent, bien loin de le freiner, le processus d'expansion à long terme. Une telle affirmation n'est pas davantage paradoxale que celle consistant à dire : les automobiles parce qu'elles sont munies de freins roulent plus vite que si elles en étaient dépourvues."
Joseph Schumpeter - Capitalisme, socialisme et démocratie (1942)
Posté dans Divers Economie
"La liberté générale d’acheter et de vendre est donc le seul moyen d’assurer, d’un côté au vendeur, un prix capable d’encourager la production ; de l’autre au consommateur, la meilleure marchandise au plus bas prix. Ce n’est pas que, dans des cas particuliers, il ne puisse y avoir un marchand fripon et un consommateur dupe ; mais le consommateur trompé s’instruira, et cessera de s’adresser au marchand fripon ; celui-ci sera discrédité et puni par là de sa fraude ; et cela n’arrivera jamais fréquemment, parce qu’en général les hommes seront toujours éclairés sur un intérêt évident et prochain."
Jacques Turgot - Eloge de Vincent de Gournay
Posté dans Divers Economie
"Il y a un large consensus sur les buts principaux de la politique économique: emploi élevé, prix stables et croissance rapide. Il y a un consensus plus faible pour affirmer que ces objectifs sont compatibles entre eux (...). Il n'y a pas de consensus sur le rôle que les divers instruments de politique économique peuvent et devraient jouer pour satisfaire ces objectifs."
Milton Friedman - The role of monetary policy
Posté dans Monnaie
"La conviction qu'une absolue stabilité des prix constitue un grand bien, qu'elle est porteuse de profits importants et n'engendre qu'un faible coût - ou pas du tout - repose non sur l'expérience mais sur la foi."
Paul Krugman - Interview dans Le monde
Posté dans Travail et Emploi
"Je reste convaincu qu'une évolution inadéquate des prix relatifs et des coûts réels du travail depuis 1973 est une explication subsidiaire de la faible croissance de la demande de travail."
Edmond Malinvaud - La montée du chômage en France
Posté dans Travail et Emploi
"C'est être victime d'une véritable fiction que de partir de la relation travail-salaire pour en déduire qu'il existe un authentique marché du travail. Cette fiction a été utilisée pour interpréter l'activité économique en termes d'économie d'échange. Nécessaire à la théorie de l'équilibre général des marchés comme le commissaire-priseur ou crieur de prix de Walras est nécessaire à la théorie de l'information parfaite conduisant à l'équilibre des prix et des quantités, le marché du travail n'est qu une fiction théorique qui ne correspond pas à une réalité effective."
Alain Barrère - La crise n'est pas ce que l'on croit
Posté dans Etat
"On connait la légende de l'empereur romain qui, ayant à juger un concours opposant deux chanteurs, n'écouta que le premier et attribua le prix au second, supposant qu'il ne pouvait être pire. Ce n'est pas une méthode de décision optimale."
Gordon Tullock - Le marché politique
Posté dans Croissance
"Une fois la crise déclarée, nous ne pouvons rien faire pour en sortir avant son terme naturel."
Friedrich August von Hayek - Prix et production
Posté dans Travail et Emploi
"Le seul moyen de conserver un volume de chômage inférieur au taux naturel est une inflation en accélération continue, dans laquelle l'inflation effective est toujours en avance sur l'inflation anticipée."
Milton Friedman - Prix et théorie économique
Posté dans Monnaie
"Un système de taux de change flexibles ou flottants - de taux de change librement déterminés sur un marché libre, essentiellement par le biais de transactions privées, et comme tout autre prix de marché, à même de varier au jour le jour - est absolument essentiel à l'accomplissement de notre objectif économique fondamental, l'émergence et l'instauration durable d'une communauté mondiale libre et prospère, pratiquant un commerce multilatéral sans restrictions. Il n'existe pas de secteur de la politique économique internationale dans lequel le système de taux de change fixe ne crée pas de difficultés sérieuses et inutiles."
Milton Friedman - Journal of Political economy
Posté dans Monnaie
"Avec le passage du temps, les employeurs comme les salariés réalisent que c'est le niveau général des prix qui est orienté à la hausse... En conséquence, tout le monde relève son taux anticipé d'inflation, ce qui diminue le rythme de hausse des salaires réels anticipés... Il y a donc entre inflation et chômage une variation de sens opposé dans le court terme, mais pas dans le long terme."
Milton Friedman - Prix et théorie économique
Posté dans Monnaie
"Il y a lieu d'adopter la stabilité du niveau des prix comme, à la fois, but de la politique monétaire, guide et critère de réussite."
Milton Friedman - Prix et théorie économique
Posté dans Etat
"Pétition des fabricants de bougies, lampes, chandeliers, réverbères, mouchettes éteignoirs, et des producteurs de suif, d'huile, résine, alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'éclairage, contre l'intolérable concurrence d'un rival étranger...qui inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit: le Soleil."
Frédéric Bastiat - Sophismes économiques
Posté dans Travail et Emploi
"Une baisse des salaires réels, due à la hausse des prix non accompagnée d’une hausse des salaires nominaux, ne fait pas baisser, en règle générale, l’offre de main-d'œuvre dont on dispose au salaire courant au-dessous de la quantité effectivement employée avant la hausse des prix. Supposer qu’une hausse des prix puisse avoir ce résultat, c’est supposer que toutes les personnes actuellement dépourvues d’emploi, quoique désireuses de travailler au salaire courant cesseraient d’offrir leurs services en cas d’une hausse même limitée du coût de la vie. C’est sur cette étrange proposition que la Théorie du chômage du Professeur Pigou paraît reposer et c’est elle qu’admettent implicitement tous les membres de l’école orthodoxe."
John Meynard Keynes - Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie
Posté dans Travail et Emploi
"Tout le monde demeure d'accord sur ce qu'en l'état de concurrence parfaite, une baisse du taux des salaires en monnaie par rapport aux autres prix en monnaie - ce qui implique une baisse des salaires réels - doit rendre pour les employeurs l'embauchage de main-d'oeuvre avantageux, et vice-versa."
Arthur Cecil Pigou - La théorie du chômage
Posté dans Travail et Emploi
"Il n'y a d'ordinaire aucun moyen de réaliser à la fois dans toutes les industries une réduction uniforme des salaires nominaux et que par conséquent chaque travailleur a intérêt à s'opposer à la réduction dans son cas particulier. En fait, l'effort des entrepreneurs en vue de réduire les salaires nominaux par la révision des accords qui les déterminent rencontre beaucoup plus de résistance que la baisse graduelle et automatique des salaires réels qui résulte d'une hausse des prix."
John Meynard Keynes - Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie
Posté dans Travail et Emploi
"Si les syndicats font augmenter les taux de salaires dans une profession ou une industrie particulière, ils rendent nécessairement le nombre d’emplois disponibles dans cette profession ou cette industrie moindre que ce qu’il aurait été autrement. - de la même façon exactement que toute augmentation des prix diminue le volume des achats. Il en résulte qu’un nombre accru de personnes cherchent du travail, ce qui fait baisser les salaires dans les autres professions. Comme les syndicats sont généralement plus forts dans les groupes qui de toute façon seraient bien payés, leur présence a eu pour effet de fournir aux travailleurs à salaires élevés des salaires plus élevés encore aux dépens des travailleurs les moins payés. Par conséquent, les syndicats ont non seulement nui au public dans son ensemble, mais aussi aux travailleurs dans la majorité des cas, de même ils ont rendu plus inégaux les revenus de la classe laborieuse en réduisant les chances des travailleurs les plus désavantagés."
Milton Friedman - Capitalisme et liberté
Posté dans Travail et Emploi
"Quand le prix courant du travail est au-dessous de son prix naturel, le sort des ouvriers est déplorable, la pauvreté ne leur permettant plus de se procurer les objets que l'habitude leur a rendu absolument nécessaires. Ce n'est que lorsqu'à force de privations le nombre des ouvriers se trouve réduit, ou que la demande de bras s'accroît, que le prix courant du travail remonte de nouveau à son prix naturel. L'ouvrier peut alors se procurer encore une fois les jouissances modérées qui faisaient son bonheur."
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Travail et Emploi
"Quand l'aiguillon de la concurrence pousse à avilir les prix, notamment le prix du travail, jusqu'à amener le malaise des producteurs et à vicier les organes de la production, il ne nui pas seulement à ceux qui en souffrent immédiatement, il devient nuisible au corps social tout entier, quelque avantage apparent qu'il donne pour le moment à d'autres classes de la société."
Augustion Cournot - Principes
Posté dans Travail et Emploi
"Ce que l'ouvrier vend, ce n'est pas directement son travail, mais sa force de travail dont il cède au capitaliste la disposition momentanée. Cela est si vrai que la loi - je ne sais si c'est le cas en Angleterre, mais c'est une chose certaine dans plusieurs pays du continent - fixe le maximum du temps pendant lequel un homme a le droit de vendre sa force de travail. S'il lui était permis de le faire pour un temps indéfini, l'esclavage serait du même coup rétabli. Si, par exemple, une vente de ce genre était conclue pour la vie entière de l'ouvrier, elle ferait instantanément de celui-ci l'esclave à vie de son patron."
Karl Marx - Salaire, prix et profit
Posté dans Travail et Emploi
"Le prix courant du travail est le prix que reçoit réellement l'ouvrier, d'après les rapports de l'offre et la demande, le travail étant cher quand les bras sont rares, et à bon marché lorsqu'ils abondent. Quelque grande que puisse être la déviation du prix courant relativement au prix naturel du travail, il tend, ainsi que toutes les denrées, à s'en rapprocher."
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Travail et Emploi
"Le travail donne, de loin, la plus grande partie de leur prix aux choses dont nous jouissons en ce monde."
John Locke - Traité du gouvernement civil
Posté dans Production
"Ce processus de mutation industrielle imprime l'élan fondamental qui donne leur ton général aux affaires : pendant que ces nouveautés sont mises en train, la dépense est facile et la prospérité est prédominante - nonobstant, bien entendu, les phases négatives des cycles plus courts superposés à la tendance fondamentale en hausse - mais, en même temps que ces réalisations s'achèvent et que leurs fruits se mettent à affluer, l'on assiste à l'élimination des éléments périmés de la structure économique et la « dépression » est prédominante. Ainsi se succèdent des périodes prolongées de gonflement et de dégonflement des prix, des taux d'intérêt, de l'emploi, et ainsi de suite, ces phénomènes constituant autant de pièces du mécanisme de rajeunissement récurrent de l'appareil de production. Or, ces révolutions se traduisent chaque fois par une avalanche de biens de consommation qui approfondit et élargit définitivement le courant du revenu réel, même si, initialement, elle provoque des troubles, des pertes et du chômage."
Joseph Schumpeter - Théorie de l'évolution économique
Posté dans Monnaie
"La formule d'une banque centrale indépendante rappelle qu'il est essentiel d'éviter que la politique monétaire devienne une amusette au jour le jour, à la merci de n'importe quel caprice des autorités monétaires en exercice. C'est une solution rationnelle si on la considère comme une sorte de constitution. L'argument implicite des partisans d'une banque centrale indépendante (autant que je sache, car leur point de vue n'a jamais été exposé de manière explicite) consiste à dire que le contrôle sur la monnaie constitue une des prérogatives essentielles de l'État, comparable à l'exercice des pouvoirs législatif, judiciaire ou administratif... (...) Jusqu'à présent, j'ai relevé ce que je considère comme deux défauts techniques principaux d'une banque centrale indépendante, du point de vue économique : d'une part, la dispersion des responsabilités, qui favorise le rejet des responsabilités en période d'incertitude et de difficultés et, d'autre part, l'importance des questions de personnes, qui accroît l'instabilité provoquée par les changements de dirigeants du système et par les différences de personnalité de ces dirigeants.
Le troisième défaut technique réside dans le fait qu'une banque centrale indépendante aurait tendance à accorder une importance exagérée au point de vue des banquiers. Il est extrêmement important de distinguer deux problèmes que l'on confond trop souvent : le problème de la politique du crédit et le problème de la politique monétaire. Dans notre type de système monétaire ou bancaire, la création de monnaie a tendance à se situer dans le prolongement d'un élargissement du crédit, bien que, conceptuellement, la création d'un supplément de monnaie et l'élargissement du crédit soient deux choses très différentes. On pourrait envisager un système monétaire sans lien particulier avec les instruments du crédit ; ce serait le cas par exemple d'un étalon complètement automatique, n'utilisant comme monnaie que le bien monétaire proprement dit ou les dépôts…On retrouve donc ici le problème de l'éparpillement des responsabilités et du risque d'accorder une liberté trop importante aux autorités monétaires. Il existe sans doute une relation étroite entre la politique monétaire et le niveau général des prix, mais cette relation n'est pas assez spécifique pour que l'on puisse parvenir à la stabilité des prix en faisant appel aux interventions au jour le jour des autorités."
Milton Friedman - Inflation et système monétaire
Posté dans Investissement, Capital et Progres technique
"Le taux d'intérêt représente le prix de l'échange entre les biens présents et futurs (...). Il tient à un facteur subjectif : la préférence marginale pour le présent et à un élément objectif : l'opportunité d'investir."
Irving Fisher - La théorie de l'intérêt
Posté dans Production
"Le produit brut du capital, les gains qui reviennent à ceux qui fournissent des fonds à la production doivent suffire à cette triple rémunération. Ils doivent donner une indemnité pour l'abstinence, une prime pour le risque, une rémunération pour le travail et l'habileté nécessaires à la direction. Ces différents prix peuvent être payés à une seule personne ou à plusieurs."
John Stuart Mill - Les principes d'économie politique
Posté dans Croissance
"Cependant, une telle hypothèse est précisément adoptée par les économistes qui, d'un point de vue instantané, considèrent, par exemple, le comportement d'une industrie oligopolistique - comprenant seulement quelques grandes firmes - et observent les manoeuvres et les contre-manoeuvres habituelles, lesquelles ne paraissent viser d'autre objectif que de restreindre la production en rehaussant le prix de revient. Ces économistes acceptent les données d'une situation temporaire comme si elle n'était reliée ni à un passé, ni à un avenir et ils s'imaginent avoir été au fond des choses dès lors qu'ils ont interprété le comportement des firmes en appliquant, sur la base des données observées, le principe de la maximisation du profit. En d'autres termes, le problème généralement pris en considération est celui d'établir comment le capitalisme gère les structures existantes, alors que le problème qui importe est celui de découvrir comment il crée, puis détruit ces structures."
Joseph Schumpeter - Capitalisme, socialisme et démocratie
Posté dans Production
"Les « restrictions commerciales » du type cartel ainsi que celles consistant dans de simples ententes tacites relatives à la concurrence par les prix peuvent, en cas de dépression, constituer des remèdes efficaces et, pour autant qu'elles agissent, elles peuvent, en fin de compte, se traduire par une expansion de la production globale, non seulement plus régulière, mais aussi plus forte que celle qui pourrait être réalisée par des concurrents engagés dans une course au clocher absolument incontrôlée et infailliblement coupée de chutes graves."
Joseph Schumpeter - Capitalisme, socialisme et démocratie
Posté dans Economie de marché
"Les organisations sont un moyen de bénéficier de l'action collective dans des situations dans lesquelles le système de prix est défaillant."
Kenneth Arrow - Les limites de l'organisation
Posté dans Economie de marché
"Faute de pouvoir estimer directement le risque, les agents coordonent leur anticipation sur le mouvement des prix de marché eux-mêmes. Il en résulte une opinion collective qui devient autoréalisatrice."
Michel Aglietta - Sciences Humaines, Hors série n22
Posté dans Production
"Puisque les économistes traitent le système de prix comme un instrument de coordination et admettent aussi, dans le même temps, la fonction coordinatrice de "l'entrepreneur", il est sans doute important de se demander pourquoi la coordination est le fait du mécanisme des prix dans un cas et de l'entrepreneur dans un autre cas."
Ronald Coase - La nature de la firme
Posté dans Economie de marché
"Ce processus de destruction créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme et toute entreprise doit, bon gré mal gré, s'y adapter. En général, le problème pris en considération est celui d'établir comment le capitalisme gère les structures existantes alors que le problème est celui de découvrir comment il crée, puis détruit ces structures. Du même coup est jeté par-dessus bord la conception traditionnelle de la concurrence. Dès que celle entre qualités et efforts de vente est admise dans l'enceinte sacrée de la théorie, la variable prix cesse d'occuper sa position dominante. Car, dans la réalité, c'est bien la concurrence inhérente à l'apparition d'un produit, d'une technique etc… qui compte. C'est à dire la concurrence qui s'attaque, non seulement aux marges bénéficiaires, mais bien à l'existence même des firmes existantes."
Joseph Schumpeter - Capitalisme, socialisme et démocratie
Posté dans Economie de marché
"Une fois établis, les prix industriels ont tendance à rester fixes pour des périodes de temps considérables."
John Kenneth Galbraith - Le nouvel état industriel
Posté dans Economie de marché
"Là où il n'y a pas de prix de marché pour les facteurs de production, car ceux-ci ne sont ni achetés ni vendus, il est impossible de recourir à des calculs pour faire des plans d'actions futures et pour déterminer les résultats d'actions passées."
Ludwig von Mises - Le chaos du planisme
Posté dans Economie de marché
"On a besoin d'un appareil qui enregistre automatiquement les effets des actions individuelles et dont les indications sont en même temps la résultante et le guide de toutes les décisions individuelles. C'est là précisément ce que fait le système des prix en régime de concurrence, et c'est ce qu'aucun autre système ne permet de faire."
Friedrich Von Hayek - La route de la servitude
Posté dans Economie de marché
"Les prix transmettent l'information, ils incitent les utilisateurs des ressources à se laisser guider par cette information, et ils incitent les propriétaires de ces ressources à tenir compte de ces informations."
Milton Friedman - Prix et théorie économique
Posté dans Economie de marché
"L'économie politique pure est essentiellement la théorie de la détermination des prix sous un régime hypothétique de la libre concurrence .... Supposons d'abord un marché où se vendent et s'achètent, autrement dit où s'échangent, seulement des objets de consommation et des services consommables, la vente du service se faisant par la location du capital. Des prix ou des rapports d'échange de tous ces objets ou services en l'un d'entre eux pris pour numéraire, étant criés au hasard, chaque échangeur offre, à ces prix des objets ou services dont il estime avoir relativement trop et demande des objets ou services dont il estime n'avoir relativement pas assez pour sa consommation durant une certaine période de temps. Ces quantités effectivement demandées et offertes de chaque objet étant ainsi déterminées, on fait la hausse du prix de ceux dont la demande excède l'offre et la baisse du prix de ceux dont l'offre excède la demande. Aux nouveaux prix ainsi créés chaque échangeur offre et demande des questions nouvelles. Et l'on fait encore la hausse ou la baisse des prix jusqu'à ce que la demande et l'offre de chaque objet ou service soient égales. Alors, les prix sont prix courants d'équilibre, et l'échange s'effectue."
Léon Walras - Eléments de théorie économique pure
Posté dans Economie de marché
"Sur un marché, les prix coordonnent les décisions des producteurs et des consommateurs. Des prix plus élevés tendent à réduire les achats des consommateurs et à stimuler la production. Des prix plus bas encouragent la consommation et découragent la production. Les prix constituent le pivot du mécanisme du marché."
Paul Anthony Samuelson - Microéconomie
Posté dans Economie de marché
"Le prix réel de chaque chose, ce qu'elle coûte réellement à la personne qui a besoin de l'acquérir, est l'équivalent de la peine et de l'embarras qu'il a fallu pour l'acquérir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l'a acquise, et qui cherche à en disposer, ou à l'échanger pour quelque autre objet, c'est la peine et l'embarras que cette chose peut lui épargner, et qu'elle a le pouvoir de rejeter sur d'autres personnes."
Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
Posté dans Economie de marché
"Les fondements du prix propre et intrinsèque sont, premièrement l'aptitude qu'ont les choses à servir aux besoins, aux commodités ou aux plaisirs de la vie, en un mot, leur utilité et leur rareté."
Auguste Walras - De la nature de la richesse et de l’origine de la valeur
Posté dans Production
"Mon principe est d'abaisser les prix, d'étendre les opérations et de perfectionner nos voitures. Il faut noter que la réduction du prix vient en première ligne. Je n'ai jamais considéré le coût de fabrication comme quelque chose de fixe. En conséquence, je commence par réduire les prix pour vendre davantage, puis on se met à l'oeuvre, et on tâche de s'arranger du nouveau prix. Je ne me préoccupe pas du coût de fabrication. Le nouveau prix oblige le coût de fabrication à descendre. La manière d'agir habituelle, je crois, est d'évaluer le coût de fabrication et de fixer le prix ensuite : bien que cette méthode soit rationnelle au sens étroit du terme, elle ne l'est pas au sens large ; car, à quoi bon connaître un coût de fabrication, si cela ne sert qu'à vous démontrer qu'il vous sera impossible de fabriquer à un prix permettant de vendre vos articles ? Une des façons de l'apprendre est de fixer un prix de vente assez bas pour forcer tous les services de l'usine à donner le plus haut rendement possible ; l'abaissement du prix oblige chacun à rechercher les moindres profits. Cette contrainte me fait trouver plus d'idées nouvelles, en matière de fabrication et de vente, que n'importe quelle autre méthode moins exigeante. Par bonheur, les gros salaires contribuent à l'abaissement du coût de fabrication, les ouvriers devenant de plus en plus industrieux une fois exempts de préoccupations étrangères à leur travail. La fixation du salaire de la journée de huit heures à cinq dollars fut une des plus belles économies que j'aie jamais faite, mais en le portant à six dollars, j'en fis une plus belle encore. Jusqu'où irons-nous dans cette voie, je n'en sais rien. Je pourrais probablement trouver des hommes qui feraient pour trois dollars par jour le genre de travail que je paie six dollars. Sans me prétendre, plus qu'un autre, en mesure d'établir un calcul exact, la question étant sujette à conjectures, j'estime, au jugé, qu'il me faudrait deux et peut-être trois de ces ouvriers à bas prix pour remplacer chacun de mes ouvriers bien payés. Cela entraînerait plus de machines, plus de force motrice, et un accroissement considérable de confusion et de frais. Les prix de vente fixés par nous nous ont toujours laissé du bénéfice, et de même que je n'imagine pas jusqu'où monteront les salaires, je n'imagine pas davantage jusqu'où tomberont les prix de vente. Il n'y a donc pas lieu de s'attarder à cette question."
Henry Ford - Ma vie, mon oeuvre
Posté dans Economie de marché
"Le mécanisme de la hausse et de la baisse des prix sur le marché, combiné avec le fait du détournement des entrepreneurs des entreprises en perte vers les entreprises en bénéfice, n’est rien autre chose qu’un mode de résolution par tâtonnement des équations de ces problèmes."
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Travail et Emploi
"Tant qu’il existe du chômage, l’emploi varie proportionnellement à la quantité de monnaie ; lorsque le plein emploi est réalisé, les prix varient proportionnellement à la quantité de monnaie."
John Meynard Keynes - Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie
Posté dans Economie de marché
"Les grandes sociétés fixent les prix, organisent les approvisionnements, persuadent le consommateur et font peser leur pouvoir sur l'Etat."
John Kenneth Galbraith - Le nouvel Etat industriel
Posté dans Economie de marché
"Dans l'économie de marché, les consommateurs sont la dernière instance. Le fait qu'ils achètent ou n'achètent pas, détermine en dernier lieu la quantité et la qualité de ce que les entrepreneurs produisent. Ils déterminent directement les prix des biens de consommation et indirectement les prix de tous les biens de production, c'est-à-dire le travail et les facteurs matériels de production."
Ludwig von Mises - Le chaos du planisme
Posté dans Divers Economie
"Par connaissance "incertaine", je n'entends pas simplement distinguer ce que l'on considère comme certain de ce qui est seulement probable. Le jeu de la roulette n'est pas, en ce sens, sujet à l'incertitude. (...) De la même façon, l'espérance de vie est seulement un peu incertaine. Même le temps qu'il fera n'est que modérément incertain. Le sens que je donne à ce terme est celui qu'il prend lorsque l'on juge incertain la perspective d'une guerre européenne, le niveau du prix du cuivre ou du taux d'intérêt dans vingt ans, la date d'obsolescence d'une invention récente ou la place des classes possédantes dans la société des années soixante-dix. Il n'existe pour toutes ces questions aucun fondement scientifique sur lequel construire le moindre calcul probabiliste. Tout simplement : nous ne savons pas."
John Meynard Keynes - La théorie générale de l'emploi
Posté dans Production
"Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies à venir."
Nicholas Georgescu-Roegen
Posté dans Mondialisation
"Par l'amélioration rapide de tous les instruments de production, par les communications rendues infiniment plus faciles, la bourgeoisie entraîne toutes les nations, jusqu'aux plus barbares, dans le courant de la civilisation. Le bas prix de ses marchandises, est son artillerie lourde, avec laquelle elle rase toutes les murailles de Chine, avec laquelle elle contraint à capituler les barbares xénophobes les plus entêtés. Elle contraint toutes les nations, sous peine de courir à leur perte, à adopter le mode de production bourgeois ; elle les contraint d’importer chez elles ce qui s’appelle la civilisation, autrement dit : elle en fait des nations de bourgeois. En un mot, elle crée un monde à son image."
Karl Marx et Friedrich Engels - Le manifeste du parti communiste
Posté dans Economie de marché
"La valeur de la chose ne résulte pas du besoin de l'acheteur ou du vendeur, mais de l'utilité et du besoin de toute la communauté. (...) Le prix des choses est estimé non pas d'après le sentiment ou l'utilité des individus, mais de manière commune."
Saint Thomas d'Aquin - Somme Théologique
Posté dans Travail et Emploi
"Le travail s'est eclipsé du débat social à mesure que l'emploi l'envahissait. Le problème ne serait plus de le transformer, de l'organiser différemment, d'en améliorer les conditions, mais d'abord d'en avoir, fût-ce au prix de lourdes concessions sur sa qualité, son intensité, sa pénibilité."
Philippe Askenazy - Les désordres du travail
Posté dans Production
"La rente n'est pas un constituant du prix de la marchandise."
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Economie de marché
"Antidater la politique du laissez-faire, comme cela est souvent fait, à la période à laquelle ce slogan fut utilisé pour la première fois en France au milieu du XVIIIe serait entièrement anti-historique ; il peut être affirmé tranquillement que ce n'est pas avant deux générations que le libéralisme devint quelque chose de plus qu'une tendance spasmodique. Ce n'est que dans les années 1820 qu'il reposa sur ses trois bases classiques selon lesquelles : le prix du travail se détermine sur le marché, la création de monnaie est sujette à un mécanisme automatique ; les biens sont libres de circuler de pays à pays sans obstruction ni préférence ; en bref, un marché du travail, le gold standard et la libre circulation. Créditer François Quesnay du mérite de l'imagination d'un tel état des choses serait un petit condensé d'absurdités. Tout ce que les physiocrates exigeaient dans un monde mercantiliste était la liberté d'exportation des grains afin d'assurer un meilleur revenu aux fermiers, tenanciers et propriétaires fonciers. Pour le reste leur ordre naturel n'était rien d'autre qu'un principe directeur pour la réglementation de l'industrie et de l'agriculture pour un gouvernement supposé tout puissant et omniscient. Les Maximes de Quesnay avaient pour objet d'offrir à un tel gouvernement les arguments nécessaires à la traduction en politique concrète des principes du Tableau sur la base de données statistiques qu'il s'offrait à fournir périodiquement. L'idée d'un système de marchés auto-régulés n'a jamais effleuré son esprit."
Karl Polanyi - La grande transformation
Posté dans Economie de marché
"La fonction des prix et salaires est moins de rétribuer les individus pour ce qu'ils ont fait que de leur dire ce qu'ils devraient faire dans leur propre intérêt et dans l'intérêt général."
Posté dans Contrôle social et Déviance
"Bien que notre idéologie des classes ouvertes et de la mobilité sociale persiste à le nier, pour ceux qui sont situés au plus bas niveau de la structure sociale, la civilisation impose des exigences contradictoires. D’une part, on leur demande d’orienter leur conduite vers la richesse et d’autre part, on leur en refuse les moyens légaux. La conséquence de cett incohérence est une proportion élevée de comportements déviants. Dans ce contexte, Al Capone représente le triomphe de l’intelligence amorale sur les “ échecs ” dus à une conduite morale dans une société où les canaux qui assurent la mobilité sociale sont fermés ou trop étroits, et où tous les individus sont invités à concourir pour obtenir le grand prix de la réussite économique et sociale."
Robert Merton - Eléments de théorie et de méthode sociologique
Posté dans Monnaie
"La principale cause qui enchérit toutes choses en quelque lieu que ce soit est l'abondance de ce qui donne estimation et prix aux choses."
Jean Bodin - La réponse aux paradoxes de Malestroit
Posté dans Economie de marché
"Si l'on ne peut parler de monopole là où il y a plus d'un vendeur, la laine constitue au moins un oligopole. Elle est entre les mains de quelques hommes très riches que ne presse aucune nécessité de vendre avant le moment où ils en ont envie. Et ils n'ent on pas envie avant que les prix soient à leur convenance."
Thomas More - L'utopie
Posté dans Economie de marché
"Le rapport entre l'offre et la demande réelle ou présumée, est le principe dominant qui fixe le prix courant aussi bien que le prix naturel (...) car les frais de productions n'y peuvent contribuer que de manière subsidiaire, c'est-à-dire autant que ces frais exercent une influence immédiate ou présumée sur le rapport qui existe entre l'offre et la demande."
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Economie de marché
"Le prix des choses ne dépend pas de leur utilité intrinsèque, mais de l'offre et de la demande."
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Travail et Emploi
"Nos préférences vont par conséquent à la doctrine préclassique que c’est le travail qui produit toute chose, avec l’aide de l’art comme on disait autrefois ou de la technique comme on dit maintenant, avec l’aide des ressources naturelles (…) avec l’aide enfin des résultats du travail passé incorporés dans les biens capitaux, qui eux aussi rapportent un prix variable selon leur rareté ou leur abondance. Il est préférable de considérer le travail, y compris bien entendu les services personnels de l’entrepreneur et de ses assistants, comme le seul facteur de production."
John Meynard Keynes - Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie
Posté dans Economie de marché
"C'est le coût de production qui détermine en définitive le prix des marchandises."
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Economie de marché
"Du fait que chaque capitaliste souhaite détourner ses capitaux vers des emplois plus profitables, les prix des marchandises sur le marché ne se maintiennent pas longtemps au-delà ou en deçà de leur prix naturel."
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Divers Economie
"Je connais le prix de tout et la valeur de rien."
Arthur Schopenhauer
Posté dans Investissement, Capital et Progres technique
"Le taux de l'intérêt se fixe, comme le prix de toutes les marchandises, par le débat entre le vendeur et l'acheteur, par la balance de l'offre avec la demande. Ainsi, quand il y a beaucoup d'emprunteurs qui ont besoin d'argent, l'intérêt devient plus haut : quand il y a beaucoup de possesseurs d'argent qui en offrent à prêter, l'intérêt baisse."
Anne-Robert Jacques Turgot - Reflexions sur la formation et la redistribution des richesses
Posté dans Divers Economie
"Le capitalisme, s'il reste stable économiquement, et même s'il gagne encore en stabilité, crée, en rationalisant l'esprit humain, une mentalité et un style de vie incompatibles avec ses propres conditions fondamentales, avec ses motivations profondes et les institutions sociales nécessaires à sa survie. Il sera transformé, non par la nécessité économique et au prix même, selon toute probabilité de quelques sacrifices en terme de prospérité et de bien être, en une entité différente que l'on pourra ou non baptiser socialisme selon que l'on en éprouve le goût et l'on accepte ce vocabulaire."
Joseph Schumpeter - Capitalisme, socialisme et démocratie
Posté dans Travail et Emploi
"Le seul moyen de hausser le prix du travail est de diminuer le nombre des ouvriers."
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Travail et Emploi
"Les salaires, et par la même la condition des classes inférieures, éprouveront des baisses et des hausses, des mouvements rétrogrades et progressifs, quoique le prix nominal du travail ne baisse point."
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Travail et Emploi
"Une augmentation du nombre des ouvriers qui reçoivent les mêmes salaires en argent doit nécessairement produire, par l'effet de la concurrence des demandes, une hausse dans le prix monétaire du blé."
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Travail et Emploi
"Les améliorations dans l'agriculture, la découverte de nouveaux marchés d'où l'on peut importer des vivres, peuvent, pendant un temps, contrecarrer la tendance à l'augmentation des prix des biens nécessaires, et même provoquer une baisse de leur prix naturel." (donc une baisse du salaire)
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Travail et Emploi
"Le travail, ainsi que toutes choses que l’on peut acheter ou vendre, et dont la quantité peut augmenter ou diminuer, a un prix naturel et un prix courant. Le prix naturel du travail est celui qui fournit aux ouvriers, en général, les moyens de subsister et de perpétuer leur espèce sans accroissement ni diminution."
David Ricardo - Des principes de l'économie politique et de l'impôt
Posté dans Travail et Emploi
"Les ouvriers sont donc obligés de baisser le prix à l'envi les uns des autres. En tout genre de travail, il doit arriver et il arrive, en effet, que le salaire de l'ouvrier se borne à ce qui lui est nécessaire pour lui procurer sa subsistance."
Anne-Robert Jacques Turgot - Reflexions sur la formation et la redistribution des richesses
Posté dans Travail et Emploi
"Le prix de la tache entière est déterminé par la peine qu'exige du travailleur cette partie du travail qu'il exécute avec le plus de répugnance et qu'il est presque sur le point de se refuser à exécuter."
Alfred Marshall - Principes d'économie politique
Posté dans Croissance
"La richesse sociale est l'ensemble de toutes les choses, matérielles ou immatérielles, qui sont susceptibles d'avoir un prix parce qu'elles sont rares, c'est-à-dire utiles et limitées en quantité."
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Intégration et Solidarité
"En faisant hausser les prix, elle met une grande partie du peuple dans la détresse." (la redistribution)
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Economie de marché
"Les prix ou les rapports des valeurs d'échange sont égaux aux inverses des quantités de marchandises échangées."
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Monnaie
"L'argent n'est que le prix nominal des marchandises."
Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
Posté dans Economie de marché
"Lorsque cette égalité n'existe pas, il faut, pour arriver à cet équilibre, une hausse des prix des marchandises dont la demande effective est supérieure à l'offre effective et une baisse du prix de celles dont l'offre effective est supérieure à la demande effective."
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Economie de marché
"Plusieurs marchandises étant données, dont l'échange se fait avec intervention de numéraire, pour qu'il y ait équilibre du marché à leur égard, ou prix stationnaire de toutes ces marchandises en numéraire, il faut et il suffit qu'à ces prix la demande effective de chaque marchandise soit égale à son offre effective."
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Economie de marché
"Sur chaque marché va s'établir un équilibre entre la demande et l'offre de chaque service ou produit et pour lesquels en outre le prix de vente de chaque produit est égal à son prix de revient en services producteurs".
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Economie de marché
"La satisfaction maximale des besoins a lieu lorsque le rapport des intensités des besoins satisfaits ou le rapport des raretés est égal au prix."
Léon Walras - Eléments d'économie politique pure
Posté dans Consommation
"La première chose dont on ait besoin (...), avant même tout accroissement du capital et de population, c'est une demande effective de produit, c'est-à-dire une demande faite par ceux qui ont les moyens et la volonté d'en donner un prix suffisant."
Robert Malthus - Principes d'économie politique
Posté dans Consommation
"La demande devient efficace seulement lorsque le prix qu'elle est disposée à offrir atteint celui auquel les autres sont disposés a vendre".
Alfred Marshall - Principes d'économie politique
Posté dans Divers Economie
"Demander a un économiste de prévoir avec précision le prix de l’énergie à la fin de l’année revient à demander à un spécialiste de l’évolution quelle est la prochaine espèce qui va évoluer."
Kenneth Arrow
Posté dans Divers Economie
"Le devoir d’un économiste est d’informer que le droit à la vie ne peut être toujours assuré pour des raisons de coût."
Gérard Debreu - Discours
Posté dans Divers Economie
"Ce n'est pas la théorie qui est fausse, c’est la réalité "
George Stigler - Discours
Posté dans Mondialisation
"Si un droit protecteur élève le prix d'un objet d'une quantité donnée, la nation gagne cette quantité une fois et la perd deux fois."
Frédéric Bastiat - Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas
Posté dans Travail et Emploi
"L’erreur de raisonnement est ici manifeste : la crise ne résulte pas du système capitaliste, puisqu’elle n’est apparue qu’à l’instant et dans les domaines où l’on a empêché de jouer le mécanisme caractéristique du système dont on prétend démontrer l’inefficacité (la flexibilité des prix et des salaires). Ce que prouve le chômage anglais, ce n’est pas l’impuissance du mécanisme des prix, mais, bien au contraire, le fait que lorsqu’on en paralyse le fonctionnement aucun équilibre économique ne saurait subsister."
Jacques Rueff - L'assurance-chômage: cause du chômage permanent